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Paris, le 9 janvier 2007
La Cour Suprême autrichienne confirme
que la sentence arbitrale du 26 novembre 2004 n’affecte pas les droits de
Vivendi sur la participation dans PTC
La Cour Suprême
autrichienne a rendu le 18 décembre 2006 un jugement définitif dans le litige
qui oppose Elektrim Telekomunikacja (« Telco »), filiale de Vivendi, à Deutsche
Telekom (DT) et Elektrim, à la suite de la sentence arbitrale du 26 novembre
2004 rendue en Autriche.
La Cour Suprême a confirmé que Telco n'était pas
partie à cet arbitrage entre DT et Elektrim seuls et que la sentence arbitrale
du 26 novembre 2004 ne pouvait donc affecter les droits de Telco. La propriété
de Telco de 48 % de PTC ne peut être contestée sur la base de l'arbitrage de
Vienne.
C'est donc la quatrième instance judiciaire, après le tribunal
arbitral, le tribunal de première instance et la cour d'appel de Vienne, à
confirmer la position défendue par Telco et Vivendi, mais toujours contestée par
DT et Elektrim afin de spolier Telco des 48 % de PTC.
L'interprétation
soutenue par Deutsche Telekom et Elektrim devant la Cour Suprême, selon laquelle
Telco est soumis à cet arbitrage et que cet arbitrage aurait eu pour effet de le
déposséder de sa participation dans PTC, sans même aucune indemnisation, a donc
été définitivement rejetée sans aucune ambiguïté. Cette interprétation abusive
utilisait un extrait de la décision arbitrale pour en déformer le
sens.
DT est à l'origine de l'arbitrage de Vienne rendu en 2004. En
portant son différend devant un tribunal arbitral à Vienne, DT et Elektrim se
sont engagés à respecter et appliquer de bonne foi le jugement du tribunal et
son interprétation définitive par la Cour Suprême autrichienne.
Deutsche
Telekom, qui prétend être propriétaire des 48 % de PTC, a donc l'obligation de
les restituer sans délai à Telco.
***
Ci-après des extraits du jugement :
« S’agissant de la
requête de la première défenderesse [DT], le tribunal arbitral a estimé, avec
effet impératif et définitif à l’encontre uniquement de la deuxième défenderesse
[Elektrim], que le transfert d’actions de Polska Telefonia Cyfrowa, effectué en
1995 depuis la deuxième défenderesse [Elektrim] au plaignant [Telco] était
légalement dénué d’effets. S’agissant du plaignant [Telco], le tribunal arbitral
s’est déclaré incompétent, précisant explicitement que dans la procédure
d’arbitrage, il lui était donc impossible de connaître les requêtes déposées par
la première défenderesse [DT] à l’encontre du plaignant [Telco] » …
«
Dans le présent dossier, la décision arbitrale a les mêmes effets qu’une
décision contraignante et définitive d’une décision de justice pour les deux
parties. Dès lors, il ne fait aucun doute que les effets d’un jugement arbitral
contraignant et définitif – à l’instar d’une décision rendue par un tribunal –
ne concernent en principe que les parties » …
« Pour autoriser le dépôt
d’une requête en annulation d’une décision arbitrale, une des conditions
préalables est que cette décision arbitrale, eu égard à son contenu objectif,
porte atteinte aux droits du plaignant [Telco] qui demande cette annulation [de
la décision arbitrale]. Ce n’est pas le cas ici. ».
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