Respect de l’environnement à l’ère numérique

Fiabilisation du reporting environnemental, réflexion sur les enjeux environnementaux du numérique et maîtrise accrue des consommations énergétiques qui constituent les principales sources d’émissions de CO2 : ces engagements constituent les axes d’une démarche responsable du groupe en matière environnementale alors même que ses activités sont relativement peu exposées aux risques environnementaux.

 

Les axes structurants

  • Mieux évaluer nos impacts environnementaux
    • Mesurer de façon plus spécifique l’empreinte environnementale du numérique
    • Fiabiliser le reporting environnemental
    • Poursuivre la démarche de certification
  • Maîtriser les consommations énergétiques directes et indirectes
    • Améliorer la gestion des consommations énergétiques des installations
    • Poursuivre le recours aux énergies renouvelables
    • Optimiser l’utilisation des matières premières pour la fabrication et l’utilisation des produits
    • Valoriser les déchets d’équipements électriques et électroniques
    • Améliorer nos mesures de rejets de CO2

Les documents à consulter

 

Quelques exemples d’actions et de bonnes pratiques

Vivendi

  • Les métiers du groupe proposent à leurs clients une gamme toujours plus riche de contenus numériques créatifs et de services d’accès au haut débit. Ainsi, il est nécessaire de mieux appréhender l’empreinte environnementale du numérique. La Direction de la RSE a organisé fin 2013 un comité sur le thème : « Les consommations énergétiques des technologies de l’information et de la communication » réunissant les responsables juridiques et techniques d’Universal Music France, de Canal+ et du siège ainsi qu’une sociologue et un expert de l’IDATE (Institut de l’Audiovisuel et des Télécoms en Europe). En 2014, pour approfondir ce sujet, encore peu exploré, un groupe de réflexion a été mis en place et s’est réuni lors de deux sessions de travail. Vivendi a pu ainsi dresser un premier état des lieux des enjeux de sa chaîne digitale d’approvisionnement chez Universal Music et Studiocanal pour évaluer ses impacts et déterminer quels pouvaient être ses leviers d’actions. Le groupe souhaite, dans un premier temps, mettre en place des indicateurs de mesure chez ses principaux fournisseurs. Vivendi a pour objectif, par la suite, de se concentrer sur sa chaîne de distribution de contenus.
  • S’engager dans une démarche de certificationpermet à l’entreprise d’évaluer, de structurer et de rendre compte de sa politique environnementale mais également de réunir ses salariés et ses autres parties prenantes autour d’objectifs communs. Plusieurs sites et sièges du groupe se sont ainsi engagés, depuis plusieurs années, dans des démarches de certification environnementale.

    L’enregistrement du siège de Vivendi au titre du Règlement européen EMAS (Eco‑Management and Audit Scheme) auprès du ministère de l’Écologie, du Développement durable et de l’Énergie, a été maintenu conformément à l’audit de suivi annuel. EMAS est un outil de pilotage pour le siège. Les décisions sur les actions à mener en matière de réduction des impacts environnementaux sont prises en comité Green Team. Ce comité, animé par un coordinateur EMAS, est composé d’une dizaine de membres issus de différentes directions (services administratifs, support informatique, ressources humaines, finance, communication, RSE, audit interne), ainsi que le prestataire chargé de la maintenance du site. La motivation et les expertises diverses de ses membres en font toute sa richesse.

    Un programme d’actions est élaboré et suivi au cours des réunions Green Team afin d’atteindre les objectifs environnementaux préfixés.  Pour la période 2015 / 2017, ces objectifs portent entre autres sur la réduction des émissions de CO2 liées aux déplacements professionnels (-20% par rapport au niveau de 2009) et sur la maîtrise des consommations énergétiques (réduction de 10 % des consommations électriques et de 5% des consommations de vapeur par rapport au niveau de 2014).

Groupe Canal+

  • Le site qui regroupe l’ensemble des chaînes gratuites de Groupe Canal+ est certifié BREEAM (BRE Environmental Assess Method), méthode d’évaluation de la performance environnementale des bâtiments la plus répandue dans le monde.
  • La climatisation, à l’origine de consommations électriques élevées, fait l’objet d’une attention particulière. Le site qui regroupe l’ensemble des chaînes gratuites de Groupe Canal+ est équipé de groupes froids en technologie free cooling qui utilisent l’air extérieur pour le rafraîchissement des plateaux et des équipements. Ils permettent d’économiser en moyenne 13 % d’énergie par an, soit l’équivalent de 100 tonnes de CO2. Des efforts en matière d’isolation des bâtiments ont été également réalisés au niveau de Canal+ Overseas (filiale de Groupe Canal+ en charge de l’international et de l’outre-mer français), contribuant à la réduction des consommations énergétiques de la climatisation.
  • Certaines filiales de Groupe Canal+ travaillent à la diversification de leurs sources d’approvisionnement électrique, avec notamment l’achat d’énergie électrique d’origine hydraulique en Asie et photovoltaïque en Afrique. En Nouvelle-Calédonie, Groupe Canal+ a installé une centrale photovoltaïque sur le toit de son bâtiment. Au Vietnam, 48 % de l’énergie électrique achetée est d’origine hydraulique.
  • Groupe Canal+, en France, poursuit ses efforts de remplacement progressif de ses véhicules par des véhicules moins polluants, ce qui lui a permis de réduire son taux d’émissions de CO2 de 30 g/km par véhicule au cours des cinq dernières années. Par ailleurs, Canal+ a mis en place une navette électrique pour permettre aux salariés de circuler entre les sites d’Issy-les-Moulineaux et de Boulogne-Billancourt. Une sensibilisation des employés à l’éco-conduite est menée dans plusieurs filiales de Groupe Canal+ en Pologne et en Asie.
  • Les nouveaux modèles de décodeurs mis sur le marché par Canal Overseas intègrent dans leur conception des critères environnementaux qui ont permis de réduire les quantités de plastiques utilisées, ce qui explique la diminution des consommations chez Groupe Canal+. Les emballages carton ont également été optimisés entraînant une réduction de l’ordre de 15 % de la quantité utilisée.

Le développement du numérique permet de limiter de manière significative l’utilisation de matières premières rentrant dans la fabrication des supports de production de contenu.

Universal Music Group

  • En 2014, six évaluations énergétiques ont été conduites par UMG. Elles ont concerné cinq sites au Royaume-Uni et un en Pologne. Celles menées sur les quatre principaux sites d’UMG au Royaume-Uni ont été réalisées par le cabinet leader en conseil en immobilier d’entreprise, le CBRE (CB Richard Ellis). Ces évaluations ont permis de dresser un diagnostic énergétique détaillé dans le but d’effectuer des investissements courant 2015 pour réduire l’empreinte énergétique de ces bâtiments.
  • À Santa Monica, le siège d’Universal Music Group a reçu cette année encore, et ce pour la huitième fois, la certification Energy Star délivrée par l’Agence de protection pour l’environnement des États-Unis (EPA). Cette distinction est réservée aux sociétés qui figurent en tête du classement des entreprises reconnues pour leurs performances énergétiques au niveau national. La certification Green Business a également été renouvelée par la ville de Santa Monica.
  • Afin de maîtriser les consommations énergétiques, certains bâtiments de bureaux d’UMG implantés en Amérique du Sud et en Asie utilisent des vitres peu réfléchissantes de façon à réduire la température intérieure et à limiter le recours à la climatisation. Plusieurs sites d’UMG se sont également efforcés de réduire leur consommation d’électricité avec l’installation de la technologie LED en remplacement de l’éclairage conventionnel, et l’utilisation d’un système d’éclairage automatique par détecteur de mouvement ou minuterie garantissant l’éclairage des bureaux pendant les heures de travail uniquement.
  • Sur certains sites d’UMG, plus de 70% de l’électricité consommée sont d’origine renouvelable. Dans le cadre de la compensation énergétique, Universal Music France s’est engagé à diversifier ses sources d’approvisionnement électrique par l’achat d’électricité d’origine renouvelable.
  • UMG, en Suède, a investi dans des véhicules électriques mis à disposition de ses salariés pour leurs déplacements professionnels. UMG, en Californie, a intégré dans son budget 2015 des ressources pour l’installation de deux stations de recharge de véhicules électriques ou hybrides.