Notre vision et notre démarche
Connaître nos actions
Evaluer notre performance
Jean-Bernard Lévy
Président du Directoire
Comment définissez-vous votre politique de développement durable ?
Par une démarche de responsabilité qui permet à Vivendi d’assumer son positionnement de groupe français leader dans la communication.
En s’engageant dans une démarche de développement durable, Vivendi contribue à ce que croissance économique, cohésion sociale et respect de la dimension humaine aillent de pair. Cette démarche en trois dimensions s’impose, même si cet équilibre nécessite parfois des ajustements. En tant que groupe producteur et distributeur de contenus, en tant que fournisseur de services numériques, notre responsabilité est de permettre aux générations actuelles et futures de satisfaire leur envie de divertissement, de nourrir leur curiosité, de développer leurs talents et de favoriser l’esprit d’ouverture.
Cette ambition est un gage de réussite pour notre groupe sur le long terme. Elle concerne tous nos métiers et tous les pays où Vivendi est présent.
Quels progrès avez-vous réalisés ?
Quand j’ai démarré les rencontres avec les représentants de la société civile, il y a deux ans, la démarche proactive de Vivendi était favorablement accueillie mais suscitait des interrogations quant au lien avec le concept de développement durable trop souvent perçu dans sa seule dimension environnementale.
Aujourd’hui, suite à un travail régulier et approfondi, la compréhension de nos enjeux spécifiques de développement durable – protection de la jeunesse, promotion de la diversité culturelle, partage des connaissances – a progressé. Dès lors le partage de vues ou d’expériences avec les différents représentants de la société civile est facilité. Nous avons ainsi réussi à renforcer notre réseau de partenaires.
Ces progrès sont salués par les observateurs (agences de notation, analystes, institutions financières, ONG, etc.) qui nous encouragent à poursuivre dans cette voie.
Est-ce que l’adhésion de Vivendi au Pacte mondial des Nations unies témoigne de ces progrès ?
Cette adhésion s’inscrit, en effet, dans la dynamique de progrès. Vivendi a déjà adopté un certain nombre de chartes et de règles de conduite qui s’inspirent des principes des Nations unies. Notre adhésion au Pacte mondial est une étape importante qui témoigne de l’évolution du groupe.
Elle manifeste aussi deux préoccupations essentielles : réaffirmer notre engagement en faveur des droits humains fondamentaux au moment où nos métiers conquièrent de nouveaux marchés ; contribuer à ce que le besoin de communiquer et de se divertir soit mieux satisfait auprès des publics défavorisés en particulier.
Le Pacte mondial est, par ailleurs, un message d’exigence à l’attention des collaborateurs et des partenaires du groupe pour signifier qu’ ensemble, nous sommes prêts à débattre, à partager des bonnes pratiques et à agir comme un acteur industriel responsable.
Quelles impulsions donnez-vous au sein du groupe ?
En ma qualité de Président du Directoire, j’inscris régulièrement la politique de développement durable à l’ordre du jour afin d’en partager et d’en suivre les objectifs, et d’intégrer dans la gestion de nos risques et de nos opportunités ceux qui se rapportent au développement durable.
Nous avons identifié deux catégories majeures de risques en la matière, ceux liés à notre capital humain et ceux liés à notre réputation. Pour innover, Vivendi doit miser sur un capital humain interne et externe (artistes, créateurs, ingénieurs, etc.) qu’il faut repérer, accompagner et fidéliser tout en s’efforçant de faire respecter les droits de la propriété intellectuelle. Opérant dans des secteurs d’activité particulièrement évolutifs (téléphonie mobile, jeux vidéo interactifs, services numériques, etc.), Vivendi doit également faire face au risque de réputation, qui pourrait se manifester à propos de sujets tels que la protection de la jeunesse, le pluralisme des contenus, la représentation des cultures, la gestion des abonnés, etc. D’où la nécessité d’une grande vigilance et d’une très forte implication personnelle sur ces sujets.
Quelles sont vos priorités pour les mois à venir ?
Nous devons continuer à promouvoir notre vision du développement durable en interne, auprès de nos salariés, et au sein de la société civile, en s’appuyant sur notre réseau de partenaires.
L’année 2008, déclarée année du dialogue interculturel par les institutions européennes est l’occasion pour Vivendi de porter ses messages d’autant plus que la France présidera l’Union européenne au cours du second semestre.
Au-delà de ces rendez-vous calendaires, et dans une période de notre histoire bousculée par la révolution numérique, Vivendi doit continuer à apporter à ses clients et à ses différents publics, des produits et des services innovants, tout en veillant scrupuleusement à en évaluer l’impact en termes de développement durable.